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Dans quelque temps, il y aura, comme pour "The voice", des arènes publiques pour devenir écrivain.

Ecrivain d'un jour, écrivain m'amour, écrivain à rebours, écrivain Dutourd (trop facile pour les anciens...), écrivain de secours mais surtout pas écrivain toujours.

J'aime l'idée que chacun écrive, ça devrait être remboursé par la Sécurité sociale.
Que ces textes soient publiés, parfait, le lecteur s'y retrouvera (on ose rêver!) Mais le plus curieux, c'est cette façon, à peine un texte est-il paru, de se présenter comme écrivain.

Auteur, ça ne sonne pas suffisamment fort. Tandis qu'ecrivain, ça renvoie tout de suite à une mythologie. Un ami me disait, il y a ving-cinq ans, qu'être écrivain ça servait d'abord à faire briller les yeux des filles, comme le champagne... mais auteur?

Le temps a passé...en nous et dans la représentation mythique du "porteur de voix". Il vaudrait mieux sec déclarer aujourd'hui animateur télé ou vedette téléréalité. Mais écrivain? Ca le fait encore, chez...les auteurs, apparemment.

Il n'y a qu'au théâtre qu'on emploie ce terme encore avec respect. J'ai connu par ailleurs nombre de directions de théâtre qui s'empressaient de contacter des écrivains (de romans, bien entendu) pour leur commander aussitôt... une pièce de théâtre. Le statut du programme, de la com venaient de monter d'un cran... 

Pour parodier Warhol, peut-être que chacun sera un jour écrivain pendant un quart d'heure?

(En Islande, un habitant sur sept a publié un livre...)

Ferdinand Max Bredt - L'Ecrivain public

Ecrivain un quart d'heure!
Tag(s) : #Articles
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