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Guillaume Lohest lit "Mal blessée" d'Olivier Terwagne.

Une lettre après la si belle lecture de "Mal blessée" d'Olivier Terwagne.

MERCI à Guillaume LOHEST

https://www.facebook.com/guillaume.lohest/posts/2064979683735101

Il y a trois semaines je suis allé écouter chanter Olivier Terwagne, ami d’enfance et de musique et d’études passionnées et d’errances, parrain de mon fils, je signale ceci par honnêteté intellectuelle quand bien même ce qui suit s’apparenterait dès lors à du copinage, et au fond je m’en fiche - avec l’accent de Sète - puisque Georges l’a dit, les copains d’abord. Bref, après l’avoir entendu chanter avec toutes sortes d’instruments et avec lui-même et ses loops, je suis rentré chez moi, son livre sous le bras, et je l’ai lu, et je vais vous dire ce qui m’a plu.

Ce qui m’a plu c’est que c’est un livre baroque de haute tension, qui n’a pas peur des mots, ni des orages ni des courts-circuits, un objet textuel non identifié qui fait le grand écart entre l’Histoire et l’amour au temps de Zuckerberg, entre la Grèce antique et la campagne chimacienne, entre les dieux et les lieux, entre ce qui semble hors du temps, éternel, et ce qui est terriblement situé terriblement localisé, entre le sexe (quoi que l’auteur s’en défende à moitié par souci d’élégance 2.0) et le cerveau la mémoire l’Intellect.

Mais de quoi ça cause, m’biau, c’machin-là ? D’une relation, d’une tension, entre une jeune femme chimacienne, Constance, et un homme grec, Kiriakos, qui s’aiment, enfin qui s’aiment, difficile à dire, et ce livre est une manière de bien dire ce “difficile à dire”.

Mais ça ne raconte pas une histoire, parce que justement ce serait trop simple à comprendre, non, ça se présente comme un ensemble de traces écrites, qu’un historien tente d’organiser, et il y a des aphorismes, des citations, de la poésie, énormément de poésie, des lettres de mamy et papy (qui sont peut-être les passages les plus touchants), des contes philosophiques, des lettres d’amour… C’est dérangeant pour un lecteur, parce que ça ne coule pas de source, parce que c’est épais et foisonnant, que c’est pas de la soupe et donc il y a des morceaux à mâcher avec la tête et avec le vécu, parce qu’on peine à comprendre, parfois, ce que veut Constance, ce que veut Kiriakos, comme ils sont compliqués, et c’est ça qui fait du bien et qui m’a plu, parce que la vie c’est comme ça, ça résiste. Alors d’accord, pas pour tout le monde peut-être, mais au pays des passionnés qui ne reculent pas devant les émotions extrêmes, qui aiment la littérature, l’histoire et les dieux et qui ne rigolent pas avec l’amour ni avec les mots ni avec la politique ni avec l’exigence de la pensée, ça ressemble à ça, je crois. Ce que j’ai adoré aussi, c’est qu’à la fin il y a un glossaire. Sans chichi. Assumer la complexité du bien dire et des références philosophiques, historiques ou locales, voilà, c’est fait.

Je parle trop, ça devient suspect, alors je glisse juste ici 2-3 petits extraits qui font partie de tous ceux que j’ai cochés avec mon “crayon ordinaire”, pendant la lecture, parce qu’ils m’arrachaient un sourire ou même un vrai rire, un “putain c’est bien dit”, un “ouch” ou un “waouw” ou encore un “on se comprend mon ami”.

Pour le reste, va falloir acheter le livre.

Ou aller l’écouter chanter.

Par exemple le 26 juillet à Charleroi (event en com).

http://editionstraverse.over-blog.com/2017/11/mal-blessee-d-olivier-terwagne/journal-philo-amoureux-2.0-d-un-enfant-du-siecle.html

http://editionstraverse.over-blog.com/2018/02/olivier-terwagne-lit-mal-blessee-extraits/sonalite.html

Tag(s) : #Articles
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