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Cet agrégé de sociologie de l’ULB, marié à une Hollandaise et père de quatre enfants, qui a été enseignant, animateur de maison de jeunes, directeur de centre culturel, promoteur des spectacles au Théâtre National, administrateur de sociétés, ou encore commissaire d’exposition,  a enseigné la philosophie de l’art à l’académie des Beaux-arts.

Lorenzo Cecchi a encore été chanteur et harmoniciste du groupe « Too late blues band » en compagnie notamment de William Dunker.

C’est ce que révèle sa biographie.

Il est enfin devenu écrivain.

Et là, surprise, depuis 2012 l’homme ne s’est pas privé. La presse et ses amis en ont fait un large écho.

Les premières critiques et chroniques ne tarissent pas d’éloges.

Je ne vais donc pas faire de redite.

Les quatre nouvelles de ce dernier ouvrage surprennent une fois encore.

Toutes époques confondues et considérant leurs histoires sous un œil légèrement humide, je me souviens…

Ces anciens baraquements en bois dans lesquels habitaient les premiers italiens arrivés au Pays noir, ces arrières-cours dont quelques pièces étaient louées à des jeunes familles dans lesquelles j’allais jouer, moi fils de bourgeois, avec Alfredo, Giovanni… les années 50.

Plus tard, à Marcinelle, dans une autre arrière-cour, un ami nous avait invités à partager un repas préparé par sa Mama pour une demi-douzaine d’ouvriers logeant dans quelques chambres.

Plats de charcuteries, poulets, saucisses, tranches de viandes juteuses, les escalopes milanaises, les pâtes, salades, fromages… vin, eau, et pâtisseries tout est encore gravé dans ma mémoire. Pantagruélique…

Cela n’a rien à voir avec l’ouvrage de Lorenzo sauf que…

– Tais-toi, ça suffit ! Regarde, vois la richesse de cette terre, sens la force de vie qui en émane, apprécie sa générosité nourricière, admire sa volonté protectrice, puissante, inépuisable.     

Dès les premières lignes, la première phrase vient de faire remonter du fond de mes souvenirs d’enfance ce que les grands racontaient.

La seconde nouvelle sonne au même diapason. Tout le monde travaille, ils font à présent des affaires ou sont dans les affaires. Là, on respecte le chien par égard à son maître… Alors comprenons combien Francesco pouvait se sentir flatté. Pensez, un fils de mineur causant d’égal à égal avec un prince de sang…

Les boutiques, la ville,  les copains et… les amis… et Carine, sourire en coin qui ne s’en laissait pas conter. Et Nina que se faisait du mouron… ah la Mama toujours.

De nouvelles en nouvelles, l’écrivain ouvre les portes de ses souvenirs, de ses sorties, des nuits aux néons givrant les belles venues de l’Est.

Lire Cecchi, c’est découvrir un homme un brin taquin. Je devrai le rencontrer pour vérifier.

 

« Un auteur qui fait le travail de mémoire et sauve par l’écriture des pans entiers de son passé et de celui de sa famille. » Fawaz Hussain écrivain.

 

Merci cher!

https://lesplaisirsdemarcpage.wordpress.com/2020/11/28/la-solitude-des-anges-gardiens-lorenzo-cecchi-editions-traverse-isbn-9782930783352/?fbclid=IwAR0r4MMhkVhqR9mg_h-saeo2dDA1WtP6XqYlyJ7rgP_dYeJYfBhTg7LvVok

 

et aussi...

Peut-on se fier aux anges gardiens ?
est un fin conteur. Cela se sait depuis qu’il papillonne entre romans et nouvelles en semant à travers ses récits des graines de mots qui germent ensuite en ramenant souvent le lecteur à cette Italie qu'il aime tant. Les récits sont chaleureux, fleurent bon l’huile d’olive ou les pâtes fraîches, et on se prend vite au jeu des personnages que Cecchi nous fait découvrir par petites touches. Mais que l’on ne s’y trompe pas : au détour d’un chemin, le décor bascule soudain, les masques tombent et les hommes révèlent leur vraie nature.
Dans « La solitude des anges gardiens » qu’il publie aux Editions traverses (

), Lorenzo Checchi réussit une fois de plus à se jouer de ses lecteurs au travers de 4 nouvelles désarçonnantes qui témoignent – s’il le fallait encore – de ses qualités de peintre de l’âme humaine. Congratulazioni, Dottore !

 

MERCI!

Tag(s) : #Articles
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